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Berlin, Rome et Paris menacent de sanctions les Etats qui s'ingèrent en Libye

La France, l'Italie et l'Allemagne sont prêtes à sanctionner des puissances étrangères violant un embargo sur les armes en Libye, a déclaré samedi un communiqué conjoint de leurs dirigeants.

La déclaration n'a pas nommé directement d'acteurs étrangers acheminant des armes vers la Libye, mais de multiples puissances ont envoyé des combattants et des armes, alimentant une guerre par procuration sanglante qui reflète des divisions et des divisions géopolitiques plus larges au Moyen-Orient et au sein de l'OTAN.

Alors que les forces fidèles à l'homme fort Khalifa Haftar sont soutenues par la Russie, l'Égypte et les Émirats arabes unis, le gouvernement d'unité reconnu par l'ONU riposte avec le soutien de la Turquie. L'année dernière, la France a nié avoir fourni des armes aux forces de Hafars après la découverte de missiles de fabrication française sur une base rebelle.

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"Nous … exhortons tous les acteurs étrangers à mettre fin à leur ingérence croissante et à respecter pleinement l'embargo sur les armes institué par le Conseil de sécurité des Nations Unies", indique le communiqué.

"Nous sommes prêts à envisager l'utilisation éventuelle de sanctions si les violations de l'embargo en mer, sur terre ou dans les airs devaient se poursuivre".

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre italien Giuseppe Conte ont donc déclaré qu'ils "attendaient avec impatience les propositions que le haut représentant / vice-président de l'UE fera à cette fin".

Exprimant "de graves inquiétudes" face à l'escalade des tensions militaires en Libye, ils ont exhorté "toutes les parties libyennes et leurs partisans étrangers à une cessation immédiate des combats et à un arrêt du renforcement militaire en cours dans tout le pays".

À Bruxelles, pour un sommet européen sur la préparation d'un énorme cycle de reprise pour le bloc, les trois dirigeants européens s'étaient rencontrés en marge de la réunion pour discuter de la détérioration de la situation en Libye.

Depuis 2015, une lutte pour le pouvoir oppose le gouvernement d'accord national (GNA) basé à Tripoli, reconnu par l'ONU, aux forces fidèles à Haftar, basé dans l'est de Benghazi.

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Le soutien militaire d'Ankara au GNA a fait pencher la balance et a permis à ses forces en juin de repousser l'avance de 14 mois de Haftar sur Tripoli et de lancer une contre-offensive.

Samedi, le GNA a déplacé des combattants près de Syrte, une passerelle vers les principaux terminaux pétroliers de la Libye dans le but de le récupérer dans la LNA.ase de Jufra.

Mais l'Égypte, qui soutient l'ANL aux côtés des Émirats arabes unis et de la Russie, a menacé d'envoyer des troupes en Libye si le GNA et les forces turques tentaient de s'emparer de la ville, un ancien bastion de Kadhafi.

La Libye est plongée dans le chaos depuis le soulèvement de 2011 qui a renversé puis tué le dictateur de longue date Mouammar Kadhafi.

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