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Le verdict du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) est sorti

Quinze ans après l'assassinat de Rafik Hariri avec 21 autres personnes dans un énorme attentat-suicide à Beyrouth, le jugement du TSL, qui compte 2600 pages, dont 13 000 notes de bas de page et un résumé de 150 pages, est enfin publié. Voici quelques-unes des principales conclusions:

– Salim Ayyash, reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, y compris l'homicide intentionnel (de Rafiq Hariri) avec préméditation en utilisant des matières explosives. Voici les charges retenues contre lui:

– Complot visant à commettre un acte terroriste;
– Commettre un acte terroriste au moyen d'un engin explosif;
– Homicide intentionnel (de Rafik HARIRI) avec préméditation en utilisant des matières explosives;
– Homicide intentionnel (de 21 personnes en plus de l'homicide intentionnel de Rafik HARIRI) avec préméditation en utilisant des matières explosives; et
– Tentative d'homicide intentionnel (sur 226 personnes en plus de l'homicide intentionnel de Rafik HARIRI) avec préméditation en utilisant des matières explosives.

– Hussein Oneissi et Assad Sabra ont été déclarés NON coupables de complot en vue de commettre un terrorisme faute de preuves suffisantes.

– Mustapha Badreddine, Commandant du Hezbollah, ne fait plus partie des accusés car il serait décédé en 2016 – mais il est identifié comme utilisant l'un des mobiles faisant partie du «réseau vert» lié au complot visant à assassiner Hariri.

– Hariri était sous haute surveillance au cours des derniers mois avant son assassinat.

– Syrie et Hezbollah peut avoir eu des motifs d'éliminer M. Hariri et ses alliés politiques. Cependant, rien n’indique que les dirigeants du groupe musulman chiite soutenu par l’Iran, le Hezbollah, ou le gouvernement syrien, aient été impliqués dans l’attentat de 2005 qui a tué l’ancien Premier ministre libanais Rafik al-Hariri.

– L'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri était un acte de terrorisme qui poursuivait des motifs politiques plutôt que personnels.

– La scène du crime n'a pas été correctement sécurisée et des preuves critiques ont été retirées la nuit de l'attaque. La chambre de première instance trouve incompréhensible ce qui se passe.

Dans l'ensemble, je ne sais pas pourquoi beaucoup critiquent le verdict aujourd'hui. Le tribunal ne peut pas accuser un parti politique et ne peut pas inventer des accusations sans preuves, et étant donné le peu de preuves qui restaient, et la façon dont des témoins et des enquêteurs ont été tués dans les années qui ont suivi l'explosion, je pense toujours que l'issue est encore importante.

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